• Chagrinée

    Ce matin, six heures, mon père vient me réveiller, et m'offre quelques biscottes pour un excellent petit déjeuner. Après quelques minutes, on suit le car qui part sans moi, et je cours vers lui pour rattraper. Comme nous faisons souvent.

    Au lycée, la mélancolie vient me rejoindre. Nous toutes. Et puis, la professeur en pleurs nous annoncent deux décès. Celui du petit frère d'une fille de notre classe. Et celui d'une remplaçante qui occupait la place d'une surveillante. Je m'empare de mon cahier d'écriture (je n'avais pas écrit depuis des semaines sur celui-ci), bouleversée par les pleurs des victimes, pour échapper à la douleur qui s'installe soudainement dans la classe.

    L'accident du petit frère a été terrible...140 kilomètres à l'heure, sans permis, une envie de plaire aux filles, la voiture est partie dans le décor. J'imagine les cris, les larmes, le sang qui coulait sur la peau des jeunes garçons...

    Deux minutes de silence pour ce jeune homme...Les amies de ce garçon était derrière le véhicule, elles ont tout vu, tout entendu...J'avais mal pour elles, pourquoi avais-je mal ? Je ne le sais même pas, ce que je sais, c'est que j'ai pleuré.

    Avant, je ne pleurais jamais.


  • Commentaires

    1
    Mardi 3 Janvier 2006 à 20:35
    larmes
    Il y a en nous des résonnances sensibles qui font que certaines douleurs "autres" nous affectent comme si elles étaient "nôtres". Le cristal de notre coeur vibre de la même fêlure...
    2
    Coralie. Profil de Coralie.
    Mardi 3 Janvier 2006 à 21:36
    Oui
    et c'est un sentiment très très étrange...Merci against d'être là, de m'écrire, je suis touchée...Très touchée, et vais de ce pas lire ton blog. Bises
    3
    Mardi 3 Janvier 2006 à 23:33
    rien avoir
    ...L'alccolique boit par habitude et non par ce que ça lui fait de l'effet ! C une dependance, il a besoin de l'alcool puis si 'jecris n'importe quoi t'as qu'a pas lire, tshusss
    4
    Anciennement>moi
    Mardi 3 Janvier 2006 à 23:36
    Nous ce matin
    On nous annonçait le décès d'un professeur d'histoire géo passionné par son métier, décédé à la suite d'un cancer. Je ne le connaissais pas, mais sa femme et l'un de ses fils étaient présents, les discours faits par la proviseur et l'un de ses collègues étaient émouvants. C'est dans ces moments-là que j'ai envie de claquer ceux qui rigolent et s'amusent pendant les 20minutes que le discours mélancolique prend sur leur cours. Ce n'était pas une super journée. Enfin, je déborde là. Bonsoir ici aussi.
    5
    Mercredi 4 Janvier 2006 à 10:10
    Chagrin
    Tu es une âme sensible tout simplement. Avec beaucoup de sentiments pour les autres êtres humains. C'est trés beau de pleurer pour autrui.
    6
    Mercredi 4 Janvier 2006 à 18:46
    rien à dire
    La lame a plongé dans le feu un jour de printemps...et elle y sera toujours désormais.
    7
    Mercredi 4 Janvier 2006 à 19:59
    Merci
    à tous pour avoir répondu. Moi, sensible ? Je ne sais pas, mais j'ai l'impression parfois d'imaginer leur douleur...Je crois que les filles faisaient la course avec les deux garçons...La culpabilité qu'elles doivent ressentir ! Et puis, en plus, j'ai oublié de mentionner un autre décès d'un autre jeune qui faisait la course aussi...Enfin, c'est la vie, on ne peut pas y faire grand-chose, juste faire attention en voiture. Bonsoir à tous, et bisous.
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